LA FRACTURATION HYDRAULIQUE
ME2i et SIAL.Tec réalisent des mesures de contraintes in situ par fracturation hydraulique dans des forages profonds et par «mini-frac» sur des massifs en béton.
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L'essai de fracturation hydraulique a pour but de déterminer la résistance du terrain à une profondeur donnée et de restituer l'état de contrainte à la rupture représenté par le tenseur des contraintes, moyennant quelques hypothèses simplificatrices. On introduit dans le forage la sonde de fracturation hydraulique schématisée sur la figure ci-contre. On isole par une double obturateur une portion du forage où la roche n'est pas fissurée et on injecte le fluide sous pression dans la chambre ainsi créée. Lorsque la pression du fluide atteint la pression de rupture de la roche, une fracture plane apparaît. Elle est orientée perpendiculairement à la contrainte principale mineure ; sa trace sur la paroi du forage est donc perpendiculaire à un axe du tenseur des contraintes. Plusieurs cycles sont réalisés, permettant d'obtenir l'amplitude de la contrainte principale mineure.
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Après l'essai, on effectue une prise d'empreinte avec une sonde munie d'un élastomère (voir photo), qui permet de mesurer l'orientation de la trace du plan de rupture. ME2i et SIAL.Tec pratiquent une variante de la méthode qui consiste à utiliser des fissures existantes, appelée HTPF. Cette méthode permet de s'affranchir des limitations de la méthode classique, elle est par contre plus longue à mettre en oeuvre. Le choix de la méthode dépend du contexte géologique et de l'orientation du forage. A l'opposé de la fracturation hydraulique qui se pratique souvent à grande profondeur, la minifrac est mise en oeuvre dans des forages de 38 mm de diamètre aussi bien dans des parois rocheuses ou des piliers de galerie souterraine que dans des massifs en béton. |
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