Interférométrie
classique : limitations
Principes de l'IRSP

L’interférométrie
classique consiste à comparer deux signaux et à
examiner le décalage de phase entre ces deux signaux.
L'exemple ci-dessus montre les franges d'interférence obtenues
avant et après le séisme des Landers en 1992 (figure
gauche), la figure droite n'étant que le modèle
mathématique confortant la méthodologie. Cela
fonctionne si :
Le décalage dans le temps Bt n’est pas trop long
La « ligne de base » Bn, c’est-à-dire, la distance entre les positions de satellite au moment du tir radar n’est pas trop important;
L’atmosphère est comparable au moment des deux acquisitions de données.
Ces
conditions sont rarement rencontrées; elles le sont le plus
souvent dans des zones à climats stables et pas trop
nuageux.
En
pratique ce type d’interprétation ne fonctionne que dans
des rares cas, lors de séisme le plus souvent; ce n’est
pas une méthode universelle.
C'est pour pallier à
ces défauts qu'a été développée
l'IRSP. Elle repose sur deux principes et un procédé :
L'atmosphère à tout moment, et notamment à l'instant du tir radar, ne présente pas de variations brutales de température, de pression et de teneur en eau;
Les structures éclairées par le satellite peuvent évoluer entre deux passages de satellite, mais ne peuvent évoluer en zig-zag;
Les réflecteurs permanents, ceux qui sont visibles à chaque passage de satellite et qui transmettent de l'information, sont les seuls points sur lesquels sont appliqués le traitement.
Le traitement aboutit à une modélisation très fine de l'atmosphère; ensuite par correction des mesures, on obtient les déplacements avec une précision meilleure que le millimètre.
Géometrie d'Acquisition
du Système SAR ... --- La
méthode
Interférométrie Radar Satellitaire de Précision